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Accueil du site > Équipes > Transfert d’ADN entre cellules bactériennes (C. Lesterlin) > Presentation

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THEMATIQUE DE RECHERCHE
Dans tous les organismes vivants, l’information génétique est transmise de façon stable au cours des divisions de la cellule mère en cellules filles. Lors de ce transfert vertical de gènes, la stabilité génétique est assurée par des mécanismes de réparation de l’ADN, principalement la recombinaison homologue réalisés par la protéine conservée RecA/Rad51.
Les cellules bactériennes sont également capables de transfert horizontal de gènes, c’est à dire qu’elles peuvent internaliser de l’ADN exogènes provenant d’autres bactéries ou de l’environnement. Cet ADN peut ensuite être intégré au génome de la bactérie par recombinaison RecA-dépendante. Ce mécanisme est responsable de la plasticité des génomes bactériens qui évoluent alors plus rapidement que par la seule succession de cycles de mutation - sélection.
Le laboratoire étude la dynamique intracellulaire de l’ADN et des facteurs protéiques impliqués dans le transfert horizontal et vertical de genes chez la bactérie. Pour ce faire, nous utilisons une combinaison de génétique moléculaire et de microscopie à haute-resolution.

TRANSERT VERTICAL :

Le laboratoire s’intéresse à la dynamique intracellulaire de la protéine RecA pendant la réparation de l’ADN par recombinaison homologue. De part son importance, la recombinaison RecA-dépendante a été très étudiée, principalement en utilisant des approches génétiques et de biochimie. Au laboratoire, nous focalisons sur le fonctionnement de RecA à l’échelle cellulaire. Nous analysons la dynamique intracellulaire de RecA et sa capacité à polymériser en structures d’ordre supérieur in vivo, dans le cadre de la réparation de dommages à l’ADN.

TRANSFERT HORIZONTAL :

Comprendre les mécanismes d’acquisition de multi-résistances ou de pouvoir pathogène par les bactéries est un enjeu majeur de la microbiologie moderne. Nous intéressons particulièrement à un phénomène appelé conjugaison, qui permet à une bactérie, dite ‘donneuse’, de transférer son ADN à une seconde bactérie, dite ‘receveuse’. Ce transfert d’ADN peut se faire au niveau d’une même espèce bactérienne mais également au sein d’espèces différentes. Ainsi, par la conjugaison et l’acquisition d’ADN étranger, les bactéries ont la capacité de modifier leurs génomes, leur permettant notamment d’acquérir des résistantes à un grand nombre d’antibiotiques ou encore de devenir pathogènes. La stratégie expérimentale mise en place au laboratoire permet la visualisation directe de l’ADN et des facteurs protéiques impliqués dans le transfer de gènes par conjugaison bactérienne.