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Accueil du site > Equipes > Fonctionnalité et dynamique du tissu cutané (D. Sigaudo-Roussel) > Thématiques > Marqueurs cutanés du stress

Marqueurs cutanés du stress

Porteur(s) de projets : C. Viart-Ferber, P. Cochat, L. Dubourg

Personnes impliquées dans le projet  : P. Sommer, R. Debret, A. Josset-Lamaugarny, D. Vital-Durand, J.L. Saumet, D. Sigaudo-Roussel, N. Guffon, R Froissart, C. Gauthier, C. Acquaviva.

Indicateur prédictif du mal perforant plantaire

Malgré de nombreuses études de prévention et de traitement du mal perforant plantaire réalisées au cours des deux dernières décennies, le taux d’amputation des membres inférieurs reste très élevé chez les patients diabétiques (15 fois supérieur) par rapport aux patients non-diabétiques. 15% des diabétiques auront un mal perforant plantaire au cours de leur vie, associé à un risque d’amputation et à une mortalité 2 fois supérieure à celle d’une population diabétique sans mal perforant plantaire. La prédiction de la survenue d’un mal perforant plantaire reste limitée et seule la survenue d’une plaie sur pied diabétique implique bilan et traitement.

Nous avons montré que la combinaison d’atteintes vasculaires périphériques et de neuropathie rend un patient diabétique particulièrement sensible à l’ulcération du pied. Nous souhaitons montrer que les altérations de la PIV sont associées à la présence d’un mal perforant plantaire, en tenant compte de l’influence de l’âge et de la neuropathie chez les patients diabétiques.

La validation du test PIV permettra d’obtenir un indicateur de haut risque de mal perforant plantaire. De plus, la PIV donne la possibilité d’évaluer le bénéfice d’une thérapie effectuée sur un patient à risque de mal perforant plantaire sans attendre l’apparition de l’ulcère et permettra ainsi un suivi des stratégies de prise en charge thérapeutique. Cette étude est réalisée en collaboration avec le département de diabétologie et financée par le « Cluster 11 » de la Région Rhône-Alpes.

Marqueur cutané renseignant sur les atteintes d’organes profonds

De par notre expertise dans l’évaluation de la microcirculation cutanée et dans l’étude des complications cutanées en condition pathologique, nous faisons l’hypothèse que l’exploration neurovasculaire non invasive de la peau pourrait être un marqueur précoce d’altération d’autres organes spécifiquement ciblés par les processus pathologiques.

Nous nous intéressons à deux maladies rares, la maladie de Fabry et l’Oxalose qui conduisent spécifiquement à des néphropathies sévères nécessitant bien souvent la greffe de rein. Pour ces deux pathologies il n’existe pas de marqueur non-invasif précoce pour évaluer le stade d’évolution de la maladie. Or la peau est visiblement touchée par accumulation d’un glycosphingolipide le Gb3 pour la maladie de Fabry et l’accumulation d’oxalate pour l’Oxalose.

L’étude se concentre sur une exploration de la microcirculation et de l’interaction neurovasculaire cutanée couplée au bilan habituel annuel (rénal, cardiaque et cérébral) des patients Fabry et Oxalose afin de vérifier la possibilité d’utiliser la peau comme un « marqueur » des atteintes profondes dans ces deux pathologies. Ce projet est rendu possible grâce à Pierre Cochat, coordinateur du Centre de maladies rares pour l’Oxalose et expert Européen de la pathologie et par Nathalie Guffon coordinatrice du Centre de maladies rares pour la maladie de Fabry. Ces deux réseaux nous permettent un recrutement optimal des patients.